On entend souvent l'adage "nous sommes ce que nous mangeons". Cette vérité s'applique tout autant à nos compagnons à quatre pattes qu'à nous-mêmes. Que vous soyez l'heureux propriétaire d'un chien dynamique ou d'un chat amateur de siestes, le contenu de sa gamelle est le premier pilier de sa santé.
Une alimentation de qualité ne sert pas uniquement à rassasier votre animal ; elle joue un rôle préventif majeur contre les maladies, influence son niveau d'énergie et, bien entendu, détermine la qualité de son pelage. Mais face à la multitude de croquettes, pâtées et régimes disponibles, comment s'y retrouver et faire le bon choix ?
Une réponse ciblée pour les besoins spécifiques
Tous les animaux ne sont pas égaux face à l'alimentation. Un chiot en pleine croissance, un chat stérilisé ou un chien senior n'auront pas les mêmes exigences nutritionnelles. Pour ceux qui souffrent de troubles digestifs, rénaux ou d'embonpoint, il est souvent crucial de se tourner vers des solutions comme la gamme vétérinaire Equilibre & Instinct, spécialement formulée pour accompagner ces pathologies tout en maintenant l'appétence.
Choisir une alimentation diététique adaptée permet souvent d'éviter la prise de médicaments à vie ou de stabiliser une maladie chronique.
Il est essentiel de comprendre que la nutrition vétérinaire n'est pas un simple marketing, mais une science qui ajuste les taux de phosphore, de protéines ou de fibres pour répondre à une dysfonction physiologique précise. C'est dans ces cas de figure que l'alimentation devient un véritable soin quotidien.
Le pelage : le miroir de la digestion
Sur un site comme Pile Poils, il est impossible de ne pas évoquer le lien direct entre la nutrition et la beauté de la fourrure. Un poil terne, cassant, ou une chute de poils excessive (hors périodes de mue) sont souvent les premiers signes d'une carence alimentaire ou d'une mauvaise assimilation des nutriments.
Pour avoir un animal au poil brillant et soyeux, deux éléments sont cruciaux :
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Les protéines de haute qualité : Le poil est constitué à 95 % de protéines (kératine). Si l'alimentation est trop pauvre en protéines animales, l'organisme rationne les apports : il nourrit les muscles en priorité et "sacrifie" la beauté du pelage.
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Les acides gras essentiels : Les Oméga-3 et Oméga-6 jouent un rôle d'anti-inflammatoire naturel pour la peau. Ils renforcent la barrière cutanée et font briller le poil. C'est pourquoi on retrouve souvent de l'huile de saumon dans les compositions haut de gamme.
Si vous constatez que votre animal se gratte souvent ou a des pellicules, avant de changer de shampoing, jetez un œil à la composition de ses croquettes. Une meilleure alimentation règle souvent bien des soucis dermatologiques.
Savoir décrypter les étiquettes
Le marketing des paquets de croquettes est souvent trompeur avec des images de filets de poulet frais et de légumes du jardin. Pour savoir ce que vous donnez réellement à votre animal, il faut apprendre à lire la liste des ingrédients au dos du paquet.
La règle d'or est simple : le premier ingrédient cité doit toujours être une source de protéines animales (poulet, bœuf, saumon, etc.). Méfiez-vous des listes qui commencent par "céréales" ou "sous-produits végétaux". Les chats et les chiens sont des carnivores (stricts pour le chat, à tendance omnivore pour le chien), leur système digestif est conçu pour traiter la viande, pas pour digérer de grandes quantités de maïs ou de blé.
Un autre indicateur à surveiller est le taux de cendres brutes (les minéraux). Un taux trop élevé (supérieur à 8-9 %) peut, à long terme, fatiguer les reins de l'animal, surtout chez le chat âgé.
Si votre chien ou votre chat a tendance à se goinfrer, ou à manger très rapidement, pensez à vous procurer une gamelle anti-glouton qui obligera votre compagnon à prendre son temps pour manger.
La transition alimentaire : une étape à ne pas négliger
Si, à la lecture de cet article, vous décidez de changer l'alimentation de votre animal pour une gamme plus qualitative ou vétérinaire, attention à ne pas le faire brutalement. La flore intestinale de nos compagnons est très sensible aux changements.
Une transition alimentaire doit se faire sur une dizaine de jours :
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Jours 1 à 3 : 75% de l'ancienne nourriture + 25% de la nouvelle.
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Jours 4 à 6 : 50% / 50%.
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Jours 7 à 9 : 25% de l'ancienne + 75% de la nouvelle.
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Jour 10 : 100% de la nouvelle alimentation.
En respectant ce protocole, vous éviterez les troubles digestifs (diarrhées, gaz) et permettrez à votre animal d'accepter ce nouveau goût en douceur.
Bien nourrir son animal est un investissement sur sa longévité : quelques euros de plus par mois dans la gamelle peuvent vous épargner des centaines d'euros en frais vétérinaires plus tard.